WRC 10 – Joyeux anniversaire !

Pour l’avant-dernier épisode avant de perdre les droits de la licence au profit de Codemasters qui s’occupe déjà des jeux F1 et DiRT, Kylotonn et Big Ben remettent le couvert avec WRC 10. Vont-ils se reposer sur leurs lauriers ou au contraire, n’ayant plus rien à perdre, en profiter pour tester de nouvelles choses ?

Les 50 ans du WRC

Le championnat du monde de Rallye fêtera en 2022 son 50e anniversaire ; aussi, c’est avec un an d’avance que WRC 10 décide de sortir les bougies du tiroir. Au programme, en plus du championnat officiel qui, une fois n’est pas coutume, se voit perturbé par l’épidémie de Covid 19 et dont certains Rallye comme celui d’Ypres en Belgique arriveront plus tard dans l’année, Kylotonn nous offre une quinzaine d’étapes anniversaires au cours desquelles nous incarnerons des pilotes de légende dans leurs inoubliables bolides. Ceux-ci se débloquent tant en réalisant des chronos dans ce mode anniversaire qu’en mode carrière, mais il est aussi possible de jouer l’étape en mode course simple. Si nous espérions un peu plus de nouveautés que quelques courses et la mise à jour des équipes, c’est loupé. WRC 10 se contente de recycler la recette une énième fois. Certes, le mode carrière est bon et complet mais ses menus restent brouillons.

Des sensations moyennes

Côté physique, les changements sont des plus subtiles. Les voitures sont moins surprenantes lors des phases de freinage et se maîtrisent par conséquent plus facilement mais elles finissent par toutes se ressembler et certains monstres qu’on appréhende se révèlent bien trop sages par rapport à leur réputation ou leurs homologues dans d’autres titres. Les accélérations aussi sont plus prévisibles et les tête-à-queue deviennent rares même sur les plus grosses propulsions qui devraient pourtant être délicates à manier. Paradoxalement les sensations des divers types de route semblent plus réalistes et passer de la terre à l’asphalte demandera vraiment d’adapter son style de conduite pour ne pas se retrouver directement dans le décor, et le choix des pneus sera déterminant. On notera aussi que les bugs qui nous envoyaient en tonneau régulièrement semblent avoir été corrigés.

Le moteur se fait vieux

Kylotonn loupe complètement le passage à la next gen et semble vraiment se reposer sur ses lauriers sur la partie visuelle du titre. Comme l’an dernier, certains effets de lumière et panoramas se détachent du lot, mais le jeu reste globalement très triste avec des textures qui manquent de détail et c’est particulièrement criant sur les voitures qui pourtant devraient être les stars de ce type de jeu mais qui sont ici ternes et sans reflets. Nous sommes vraiment devant un jeu inégal où le pire côtoie le meilleur, où des détails très intéressants se cachent là où nous n’en n’avons pas vraiment besoin et où ce qui se trouve au premier plan semble oublié.

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Author: Aerticum