Tanguy Ortolo: Parking Méditerranée – Gare de Lyon : attention, hostile aux vélos

Parking Méditerranée

La Gare de Lyon est une grande gare parisienne, qui est desservie à
la fois par le réseau régional et par plusieurs grandes lignes
nationales. On y trouve donc :

  • des riverains, qui habitent ou travaillent près de la gare ;
  • des usagers quotidiens ;
  • des voyageurs occasionnels, qui partent ou reviennent par
    exemple de week-end ou de vacances en province.

Le parking Méditerranée, opéré par la SAEMES, est situé sous la gare
de Lyon, et accueille le même type de clients :

  • des usagers quotidiens, qui y parquent leur véhicule tous les
    jours ou toutes les nuits ;
  • des voyageurs occasionnels, qui parquent ponctuellement leur
    véhicule pour quelques jours, voire quelques semaines.

Cet usage est indépendant du type de véhicule, qu’il s’agisse d’une
voiture, d’une moto ou d’une bicyclette.

Théoriquement, un accès vélo

Sur sa page Web, le parking
Méditerranée – Gare de Lyon
affiche un joli logo vélo, qui
suggère la possibilité d’y garer sa bicyclette (qu’est-ce que ça
pourrait bien vouloir dire d’autre ?).

De surprise en surprise

La réalité est toute autre. Le voyageur qui arrive à vélo au parking
Méditerranée va de surprise en surprise (et de pire en pire) :

  1. L’espace vélo n’est pas indiqué, les panneaux donnant
    seulement le choix entre l’espace voiture et l’espace moto.
    Faute de mieux, autant choisir l’espace moto, c’est ce qui se
    fait de plus approchant.
  2. On est censé prendre un ticket, mais la machine n’en
    distribue pas aux vélos :
    on a beau appuyer sur le
    bouton prévu pour cela, rien ne sort et la barrière reste
    fermée. Qu’à cela ne tienne, un vélo est suffisamment maniable
    pour contourner la barrière, mais ça commence mal (et ça va mal
    finir, mais pour le moment, on a un train à prendre)…
  3. Une fois arrivé dans l’espace moto, comme on peut s’y attendre,
    rien n’est prévu pour fixer des vélos. Peu importe, un
    cycliste urbain est de toute façon habitué à stationner comme il
    le peut, une barrière fera donc l’affaire, en vérifiant bien
    qu’on ne gêne pas le passage ou le stationnement des autres
    usagers.
  4. Une fois rentré de voyage, et de retour à la gare de Lyon, on
    constate que l’exploitant du parking a enchaîné la
    bicyclette, sans un mot d’explication, sans doute parce qu’elle était
    mal garée, mais comment pourrait-elle être bien garée puisque l’espace
    vélos n’est pas indiqué ?
  5. À l’accueil, l’exploitant exige un paiement pour libérer le
    vélo. Pourquoi pas, mais 15 €, c’est un peu cher pour trois
    jours de stationnement en occupant zéro emplacement.

Un parking hostile aux vélos

Le parking Méditerranée – Gare de Lyon, qui s’affiche sur le Web avec
un espace vélo, est en réalité hostile à ce type de véhicule.
Le fait d’afficher un espace vélo, qui s’avère en réalité indisponible,
pourrait d’ailleurs relèver de la publicité mensongère.

Suite à cette désagréable expérience, j’ai commencé une
enquête sur
le stationnement vélo dans les parkings publics
des grandes gares
parisiennes, dont certains indiquent ainsi disposer d’un espace vélo,
qui peut s’avérer inexistant. Affaire à suivre.

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