Les cons sur LinuxFR

LinuxFR c’est super. On y lit plein de choses intéressantes. On peut échanger ses idées. On peut évoluer ou pas. On peut rire. On peut plein de choses et on y trouve plein de choses.

Malheureusement, la perfection n’étant pas de ce monde, on y trouve aussi des cons. Oh pas beaucoup mais suffisamment pour gâcher une partie du plaisir. Personnellement, je trouve cela parfaitement insupportable.

Le problème

C’est quand même insupportable quelque qui a tort et qui après une dizaine de commentaires échangés n’a toujours pas compris qu’il se trompait alors que cela est évident et que mes explications sont parfaitement claires et pédagogiques.

En plus, le con, non seulement d’être content d’être con se permet même de mal écrire, d’être méchant, d’être cassant, d’être insultant parfois même en étant pas con sur le fond voir même carrément pertinent. Et ce con ne comprend même pas qu’il devrait enfin apprendre à s’exprimer autrement pour que le fond passe.

Le pire c’est même si pas tous, la plupart des cons passe autant de temps que moi sur LinuxFR. J’ai donc le temps de me les farcir et de connaître leur connerie par cœur. À certains moments, je pourrais presque écrire leur réponse à leur place. Et bien qu’ils me fréquentent autant, ils n’ont toujours pas compris qu’ils avaient tort et ils ne se sont pas améliorés dans leur manière de s’exprimer. Une telle connerie, c’est désolant !

Que faire ?

Je dois reconnaître la vanité de mes efforts pour éduquer les rares mais trop nombreux cons sur LinuxFR. Je crois qu’ils sont tellement cons qu’ils ne veulent pas changer.

Dès lors que faire ? Après longues et douloureuses réflexions, je me suis dit que j’allais tenter les différentes idées suivantes.

Relis ton con !

Le con s’exprime mal alors cela ne rate pas, certains de ses propos sont ambigus. Et peut-être que mon interprétation de ses écrits n’est pas la bonne. Cela n’arriverait pas s’il était pas con mais bon, je vais désormais relire les cons et leur accorder le bénéfice du doute en choisissant toujours l’interprétation qui rend leur prose la moins conne. Par exemple, pour le con insultant, si une phrase peut être prise comme insultante ou seulement maladroite et un peu sèche, je la considérerai comme maladroite.

Et si le con avait raison ?

À raison, quand on dialogue avec un con, on essaie de lui montrer qu’il a tort et on se concentre sur ce qui n’est pas correct dans sa pensée. Cela crée sans doute un mindset négatif et en plus le con peut se sentir agressé ou mal considéré. Cela n’aide pas pour la sérénité des débats. Je me dis qu’essayer de se concentrer sur ce qui est correct dans les dires du con peut aider à détendre l’atmosphère et cela peut servir de base pour amener les corrections nécessaires à la pensée du con. Dans ce cas-là, il se sentira mieux considéré et aura même l’impression d’avoir été à la base d’un discours intelligent.

En faisant cela, il m’est arrivé de donner raison à l’autre. J’étais fatigué, je m’étais mépris et j’avais catégorisé à tort mon interlocuteur comme con. Cela arrive même au meilleur.

Questionne ton con

J’ai remarqué que quand on questionnait le con il se rendait plus vite compte de sa connerie. Par exemple, après avoir reformulé les idées du con, lui demander si c’est bien cela qu’il voulait dire. Souvent il va se rendre compte de sa connerie ou bien qu’il s’est mal exprimé. Dans le second cas, il a ainsi la possibilité d’affiner l’expression de ses idées qui perdent ainsi un peu de leur connerie. Dans le premier cas, il arrive que le con quitte simplement la discussion plutôt que de reconnaître ses torts. C’est décevant mais au moins cela limite la pollution du fil des commentaires par des échanges qui ne mènent à rien.

Ignore ton con

Quand le con est trop con (et en général tu le sais vu que tu le croises souvent), le mieux est sans doute de l’ignorer. Si cela te fait du bien, tu peux le moinser pour passer tes nerfs et cela aura le mérite de diminuer la connerie visible sur LinuxFR.

La poutre chez l’autre, la paille chez soi

Il est évident qu’on voit toujours mieux la poutre chez le voisin que la paille dans son œil. Question de taille et de perspective ! Mais la présence de la paille dans son œil est une opportunité pour éduquer le con par l’exemple.

J’ai parfois vu deux cons échanger sur LinuxFR et, sur la question de ne pas être insultant, c’était marrant. Le premier reprochait au second ses insultes et puis il se sentait obligé d’accompagner son propos d’insultes dans l’autre sens, insultes parfois bien plus violentes. Là, je me dis que l’éducation par l’exemple, on n’y est pas (en même temps, c’est normal vu que c’était deux cons). Évidemment, dans ce cas-là, cela ne faisait qu’empirer le ton de la discussion et diminuer l’intérêt de l’échange.

De ces observations, je me suis dit que cela valait vraiment la peine d’enlever la paille de son propre œil et d’être très attentif à être le plus juste et le plus respectueux dans ses commentaires.

Et si c’était toi le con ?

A force de fréquenter des cons, on peut se mettre à douter que le con, cela ne soit pas nous. Par rapport à cela, tant que tu penses que le con, c’est plutôt l’autre ; la probabilité est forte que tu le sois (au moins en partie). Il me semble que c’est le test ultime. Je serai heureux quand ce test me dira que je ne suis pas du tout con.


PS: oui, je confirme que mon journal ne contient pas de liens parce que les liens c’est dans la section Liens accessible par le lien situé à côté de celui menant à la section Journaux. [Ce dernier paragraphe n’est initialement pas mien et a été repris de Pierre Maziere]

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Le bout du tunnel (enfin, presque)

Il y a près d’une demi-année, suite à un imprudent journal, je me suis lancé dans un peu de ménage dans l’espace de rédaction. Voici les dernières nouvelles de cet effort et quelques réflexions1.

Les téléphones

Il y a bien longtemps, Oliver a lancé une saga sur les systèmes d’exploitation des ordinophones. La deuxième dépêche fut publiée relativement dans la foulée. Par contre, les suivantes se sont perdues dans les limbes de l’espace de rédaction.

Suite à mes travaux de ménage, trois d’entre elles ont maintenant été publiées ainsi que, grâce à l’aide d’antistress pour le ménage, une dépêche sur les téléphones en eux-mêmes. Remarquez que cette dernière ne compte pas moins de 67 contributeurs. Assurément une dépêche collective !

Reste le sort de la sixième partie sur les systèmes d’exploitation. D’ici maximum un mois, je me déciderai à la proposer à la publication ou à la suppression. Comme je suis un peu fatigué du ménage, je penche vers la suppression comme l’ont suggéré d’autres mais, même si je ne connais pas du tout le monde KDE, je trouve dommage de terminer cette saga sans mentionner Plasma Mobile comme solutions pour les mobiles. Plasma Mobile devant être une partie de cette dépêche entre la vie et la mort.

Si vous connaissez un tant soit peu Plasma Mobile, vous êtes plus que les bienvenus pour compléter la dépêche. Il n’est pas nécessaire que ce soit long mais il faudrait être certain que les infos importantes soient bien présente et qu’elles ne soient pas dépassées.

Pour les autres parties de la dépêche, n’hésitez pas à compléter ou corriger. Mais par pitié, n’ajouter pas de nouvelle partie à moins que vous soyez sûrs que le sujet n’a pas été abordé dans le reste de la saga et que votre contribution est directement dans un état presque finalisé.

Python

Il y a bien longtemps (mais un peu moins), Oliver a lancé une saga sur Python. Les quatre premières parties furent publiées dans la foulée. Par contre, les autres, se sont un peu perdues en cours de route.

Un peu suite à mes efforts et beaucoup suite à ceux de Philippe F ainsi qu’une charge de travail loin d’être nulle pour l’équipe de modération, quatre dépêches supplémentaires ont été publiées récemment.

Il en reste encore trois dans l’espace de rédaction. N’hésitez pas à aller donner un coup de main à Philippe qui continue son effort.

Un commit

Suite à mon premier journal sur le sujet, Adrien Dorsaz a introduit une entré de suivi. N’hésitez pas à contribuer au débat si cela vous intéresse.

Avec six mois de recul, je me dis que le mieux est quand même d’avoir une équipe d’animation de l’espace de rédaction active plutôt qu’un système automatique. Chaque cas est presque unique et est difficilement inscriptible dans des règles générales.

Par contre, je pense que c’est une règle quasi-générale, il faut supprimer les dépêches qui n’ont plus d’activité lors des derniers 12 mois. Vu que les cas sont en fait rares, pas besoin de l’automatiser si ce n’est qu’on a parfois des scrupules à supprimer des dépêches. Comme, vous l’aurez remarqué, LinuxFR parle beaucoup d’informatique, une dépêche qui a trainé plus de 12 mois dans l’espace de rédaction nécessite souvent un gros travail d’actualisation pour les références aux versions actuelles de logiciels ainsi que pour les liens qui n’existent plus toujours ou plus souvent qui ne sont plus les plus pertinents.

Pour le reste

Pour le reste, il n’y a presque plus en rédaction de vieilles dépêches en déshérence. Plus que quelques exceptions dont je vous (re)parlerai peut-être la prochaine fois.


  1. Pour les comptes rendus intermédiaires, vous pouvez aller voir et là aussi

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Nouvelles de l’espace de rédaction

Il y a plus ou moins 4 mois, suite à un journal qui dénonçait grave, je me suis retrouvé à mon corps acceptant membre de l’équipe des animateurs de l’espace de rédaction avec comme mission auto-attribuée de faire du ménage dans l’espace de rédaction. Plus de 100 jours plus tard, quel bilan peut-on en tirer ?

Des choses inutiles

  1. On accepte n’importe qui dans l’équipe. Un compte vieux d’à peine deux ans. Un karma qui ne permet même pas de commenter directement à +3. Pas de CV demandé. Pas d’interview. Même pas actif sur l’incubateur d’excellence. Après, c’est vrai que vu que je me suis engagé pour le ménage (tâche injustement estimée basique par de nombreux intellectuels), sans doute qu’il a été estimé que mon activité bien que jeune sur le site ne me disqualifiait pas directement.

  2. Malgré que je sois politicien (amateur et émérite mais quand même), je tiens mes promesses. En effet, j’écrivais : Je ne promets pas un investissement énorme ni constant […] Force est de constater que mon engagement n’est absolument pas constant. CQFD.

  3. Une action efficace ! Quand je me suis attaqué à nettoyer les écuries d’Augias, plus de 70 dépêches étaient en rédaction alors qu’aujourd’hui nous sommes à un peu plus que 40 [Message pour Benoît : si tu avais l’idée saugrenue de vérifier mes dires et qu’il s’avérait que je suis exagérément modeste, n’hésite pas à le dire. Dans le cas contraire, n’hésite pas à te taire].

  4. Des échecs ! Plein d’enthousiasme, je proposais de concentrer nos efforts collectifs à terminer la saga des OS de téléphones, c’est à dire 3 dépêches. Pour la première, succès total, dans un esprit collectif concentré à son extrême (c’est-à-dire que j’ai pratiquement été le seul à travailler sur la dépêche après mon appel du 15 décembre), la dépêche a finalement été publiée. Pour la deuxième, on attend Godot. Alors que Benjamin va s’occuper de la troisième mais après vendredi. Malheureusement, je ne sais pas de quel vendredi on parle.

  5. Il reste du travail. Il est évident qu’il n’y a pas de sens à se concentrer exagérément sur des chiffres mais je pense qu’en temps normal avec l’activité de rédaction de ces dernières années, on devrait avoir une grosse vingtaine de dépêches dans l’espace de rédaction avec des pointes ponctuelles vers la trentaine. Prochain gros morceau, la saga Python…

  6. Le mystère Benoît Sibaud. Est-on vraiment normal quand on se lance dans la rédaction d’une dépêche qui selon les estimations les plus optimistes prendra approximativement 133 révolutions terrestres 21 révolutions lunaires 16 heures 26 minutes et 93 secondes à être écrite ? Par ailleurs, il a une autre dépêche qui à mon sens pourrait être publiée pratiquement dans l’état mais qu’il postpose sans cesse de manière à pouvoir présenter un bulletin de 100 % et non d’à peine plus de 95 %. Euh, vraiment nécessaire d’être à ce point perfectionniste ? J’imagine que ce sont deux stratégies différentes pour ne pas se confronter à l’angoisse de l’envoi de la dépêche en modération.

  7. Les gens ne lisent pas la boite à courriel indiquée sur Linuxfr. Il y a une super fonctionnalité qui permet d’écrire aux rédacteurs d’une dépêche. Et ben, les retours sont lents et peu nombreux. Je comprends que Florent fasse un journal annonces de service pour les prix [en même temps, Florent ne réagit pas non plus très rapidement aux mails ;-)].

  8. Lié au point précédent, je me questionne encore beaucoup sur la bonne manière de relancer les auteurs d’une dépêche en cours. Questionnement sur deux axes. Primo, comment faire pour que le message arrive au destinataire. Deuxio, comment écrire les messages de manière adéquate histoire entre autres de ne blesser ou vexer personne.

Avant de réagir dans les commentaires à un des points ci-dessus, merci de relire ma signature 😉 Cela ne s’applique pas à tout mais pas à rien non plus.

Des choses utiles

Dernier appel pour Python pour Noël 2020— partie 13 — Entretiens

Cette dépêche se veut le témoignage sous forme d’interview de personnes utilisant d’une manière ou d’une autre Python. C’est un peu faible avec seulement trois témoignages pour le moment mais sans doute suffisant pour être publié ainsi. Dès lors, je finaliserai a priori cette dépêche et l’enverrai en modération dans un mois a priori. D’ici là, si tu utilises Python, n’hésite pas à compléter la dépêche par ton (auto-)interview !

Dépêches à adopter

Je proposerai dans un mois chacune des trois dépêches suivantes à la suppression à moins que quelqu’un l’ait adopté de manière effective d’ici là :

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Catégorisé comme linuxfr

C’est foutu pour LibreOffice

Salut ‘nal,

Je suis un peu triste.

Moi, j’aime croire que le Libre va s’imposer. Moi, j’aime croire que le Libre va s’imposer par la qualité. Moi j’aime croire que le Libre va s’imposer par la qualité parce que l’on est meilleur quand on construit ensemble.

Par exemple, j’ai cru un moment que Microsoft Office se ferait dépasser par la suite Libre Office. Et en fait, non. Je crois même que c’est perdu pour Libre Office. Cela ne se voit pas encore trop mais c’est raté.

Cher ‘nal, laisse-moi te dire les signaux qui me font penser que c’est mal barré pour Libre Office.

Une dynamique un peu bancale

Quand un logiciel ou la communauté qui le supporte commence à se plaindre que les entreprises ne prennent pas la bonne version et que même si, avec le Libre, tout le monde est libre mais on trouve que ce n’est pas bien de prendre la version Community quand on est une entreprise ; et ben, moi je me dis pas que c’est un bon signe.

Quand cette même communauté s’est déjà fendu d’une lettre à une autre communauté pour que cette dernière arrête son projet propre et rejoigne le projet de la première ; et ben, moi je me dis pas que c’est un bon signe. Si la dynamique était bonne, la fusion des projets se ferait naturellement.

Je t’entends ‘nal. Tu es en train de penser que tout l monde s’en fout de la dynamique des communautés. Ce qui compte, c’est la dynamique d’utilisation du logiciel.

Et alors ? Même dans le Libre, Libre Office se fait dépasser. De manière anecdotique, sur LinuxFR (quand même le média de référence, non?) : combien de dépêches sur OnlyOffice et combien sur LibreOffice ? Hein ?

Mais même dans le Cloud, là où cela compte, LibreOffice se laisse distancer. Infomaniak, il utilise quoi dans son kDrive ? Tout juste, Auguste : OnlyOffice ! Linagora dans Twake ? Tout juste, Auguste : OnlyOffice ! Bon, ‘nal, tu peux toujours essayer de citer Tracim mais bon, on ne va pas se mentir, Tracim ne joue pas dans la même division.

Non, ‘nal, la dynamique, elle est pas bonne pour LibreOffice.

The killing features

Mais bon, sur le long terme, ce qui compte, c’est d’être mieux que les autres, d’offrir plus que les logiciels concurrents. Et pour dépasser l’autre (vu que Microsoft est quand même devant), il faut pas être à niveau, il faut être largement mieux.

Bon, et alors ‘nal ? Une killing feature de LibreOffice ? … Tu me fais rire ! Tu crois vraiment qu’une meilleure gestion des style est une killing feature ? Il y a bien quelques personnes originales qui ne jurent que par cela mais les vrais gens dans la vraie vie ? À mon humble avis, ils s’en foutent un peu-beaucoup-passionément de la gestion des styles. En fait, ils savent même pas ce que c’est, les styles.

Franchement, dans un usage basique, c’est à dire l’usage le plus normal. Libre- et Micorsoft- Office font le taf mais je ne vois pas de killing feature à attribuer à Libre Office.

Pire, récemment, j’ai croisé une putain de killing feature dans Powerpoint au point que j’ai dit à ma chérie qui doit bientôt faire une présentation qu’on allait utiliser Powerpoint. Tu met un titre, quelques bullet points et une image et magie, magie (ou IA, ou machine Learning) et Powerpoint te propose quelques mises en page du bazar avec une intégration assez bluffante de l’image qui donne un truc qui pète. Alors oui, d’une slide à l’autre, il n’y aura pas d’unité mais chaque slide donne super bien. Dans le fond, c’est slide par slide que tu fais tes présentations en général.

Je suis triste.

Ben voilà, ‘nal, tu sais pourquoi je suis triste. Alors, oui, j’exagère un peu. J’ai écrit des trucs qui dépassent ma pensée et la vérité vraie, mais je me fais quand même pas mal de mourons pour LibreOffice. Mourons que je crains pas totalement infondés.

Bon, pour finir sur un truc plus drôle, si des gens qui parlent anglais avec un accent presque aussi bon que le mien te font rire ‘nal, tu pourras te délecter de cette vidéo de Twake. (Mais c’est pas bien de se moquer des autres!)

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Rappelons la base du libre : pour tous les logiciels

Ce texte est dérivé d’un journal publié par Zenitram sous la licence CC By-SA 4.0 et est donc mis sous la même licence. Grosso modo, si cela vous intéresse, plus de 80% du texte provient de l’original. Si vous ne respectez pas le By pour mon humble personne, je ne vous en voudrai absolument pas.

Ces dernières années, le libre (ou open source, en pratique cela se ressemble quand on regarde la définition et pas la “pub”) gagne du terrain… En perdant son essence à mon avis, car il y a des “méchants” desquels il faudrait le protéger. Le “méchant” est évidement toujours le même, chacun voyant bien le problème suivant la morale.

Rappelons donc une idée de base sur le libre : le libre, c’est la liberté pour tous les usages (liberté 0 pour la FSF, 6 pour l’OSI, 6 pour Debian) de tous les logiciels.

Cette liberté n’est pas utile quand l’auteur veut bien que vous fassiez quelque chose qui ne le concurrence pas, son utilité principale est de pouvoir faire des choses que l’auteur ne souhaite pas que vous fassiez.
Quelques ressemblances (et que ressemblance, les autres libertés listées hors du libre sont bien évidement largement plus importantes, c’est pour vous donner une idée du principe) :

  • Le libre, c’est 0 personne (physique ou morale) rejetée, qu’elle soit gentille ou ogre monopolistique.
  • L’État de droit, c’est 0 personne (physique ou morale) condamnée arbitrairement, qu’elle soit faible ou puissante.
  • L’abolition de la peine de mort, c’est 0 peine de mort, que la personne ai volé une pomme ou fait un crime contre l’humanité.

Il est très facile de défendre une personne qui nous plaît, mais le sujet est d’être capable de placer ses principes au-dessus de son animosité, de son désaccord, avec l’autre, et de le défendre dans tous les cas du moment où le libre est respecté.

Certains soulèvent l’idée que l’usage de la liberté fournie casse le business model de l’auteur, c’est vrai… Et c’est voulu! Ce n’est pas négatif du tout, au contraire, le libre empêche que vous vous reposiez sur le passé. Cet argument a été utilisé contre le libre depuis le début, et rejeté par la majorité des libristes qui se mettaient du côté du petit David contre le grand Goliath. Mais le principe est identique même quand c’est Goliath qu’on doit défendre contre le petit David qui veut la pub du libre sans accepter le principe “pour tous les usages, donc même celui de Goliath”. Le sujet n’est pas David ou Goliath, mais le libre.

Ce n’est pas une opinion, c’est un fait : 1 personne exclue car elle utiliserait une liberté qui ne plaît pas, ce n’est pas du libre. Ce n’est pas un “angle mort du libre” comme des auteurs et leurs défenseurs peuvent argumenter, c’est une volonté du libre. Une opinion serait de considérer que le libre n’est pas pour soit car donne “trop” de libertés, c’est une opinion parfaitement défendable du moment où on ne travestit pas la réalité genre dire que c’est dans l’idée du libre (non, ça ne l’est pas, le libre est pour tous les usages).

On peut débattre de si le copyleft pose plus de problème qu’il n’en résoud, mais ça n’enlève rien à sa liberté : l’AGPL, pour prendre la licence libre qui fournit selon certains le moins de libertés, est 100% libre, et une licence “domaine public sauf pour 1 usage” est 0% libre, et si on prend ce dernier logiciel on ne peut dire qu’on utilise du logiciel libre, ni presque libre (non, il est 0% libre).

Les masques tombent de plus en plus, entre ceux qui parlent de libre mais n’aiment en réalité pas les libertés fournies quand des “méchants” utilisent ces libertés, et ceux qui considèrent qu’un droit ne peut pas, comme c’est écrit dans la définition, souffrir d’exception (note : ce qui n’empêche pas de trouver un usage nul et préférer l’auteur du code sur celui qui use de la liberté du libre, mais ce n’est pas le sujet du tout).

Cependant, rappelons une chose : l’esprit du libre, c’est bien que tous puissent bénéficier des quatre libertés pour tous les logiciels. Il est donc naturel que le libre souhaite qu’il y ait le moins logiciels privateurs. Les quatre libertés sont plus importantes que la liberté de faire des logiciels propriétaires. Il y a une hiérarchie évidente dans ces libertés et aucune des quatre libertés n’est bafouée si l’on vous interdit de redistribuer le logiciel ou le logiciel modifié sous une licence non-libre. Le libre contaminant est particulièrement en ligne avec l’objectif initial du libre. La seule raison de ne pas l’utiliser est que cela peut provoquer des problèmes pratiques quand différentes licences libres contaminantes pas tout à fait alignées sont utilisées en même temps.

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Sortie de Redox OS 0.6.0

Ce 24 décembre, l’équipe de Redox OS (système d’exploitation que je vous présentais récemment) a annoncé la sortie de la version 0.6 de leur système d’exploitation.

Quoi de neuf ?

Un certain nombre de nouveaux projets ont été introduits depuis la version 0.5, et de nombreuses améliorations ont été apportées. De très nombreux bugs ont été résolus. Parmi les milliers de commits effectués depuis la dernière version, on peut mentionner les éléments suivants (en étant évidemment loin de l’exhaustivité) :

  • rmm, une réécriture complète du gestionnaire de mémoire du noyau. Cela a permis d’éliminer les fuites de mémoire du noyau, qui étaient devenues un problème avec le précédent gestionnaire de mémoire. De plus, le support multi-core est beaucoup plus stable.
  • Une grande partie du travail de RSoC, sponsorisé par des dons à Redox OS, a été intégrée dans cette nouvelle version. Cela comprend notamment des travaux sur ptrace, strace, gdb, le partitionnement de disque, la journalisation, io_uring.
  • relibc a vu une grande quantité de travail, aboutissant à des améliorations pour tout ce qui en dépend (c’est-à-dire tout ce qui se trouve dans l’espace utilisateur).
  • pkgar est un nouveau format de paquet. Il est beaucoup plus rapide à créer et à extraire que l’ancien format tar.
  • cookbook a été repensé pour supporter un nouveau système de construction basé sur Rust. Ce système de compilation utilise des fichiers toml au lieu de scripts shell, et un certain nombre de paquets ont été portés sur ce système.

L’espoir au sein de l’équipe de Redox OS est d’avoir une publication des versions plus fréquentes. L’avenir nous dira s’ils y arriveront ou si cela restera un vœu pieux.

Mais encore ?

Ce qui n’est pas annoncé dans cette version : le caractère selfhosting ne semble pas encore atteint.

Si l’on en croît les discussions sur les forums, une des prochaines évolutions sera un installateur graphique. Des progrès concernant des drivers GPU sont sans doute aussi dans le pipe.

Alors, possible de l’utiliser tous les jours ?

À la question de savoir ce qui manque à Redox OS avant qu’il puisse utiliser toutes les capacités d’un ordinateur portable system76 (qui est l’employeur de Jeremy Soller, le créateur de Redox), Jeremy répond :

iwlwifi, une pile USB plus complète, i2c caché, accélération graphique.
Mais ce qui fonctionne, c’est plutôt cool. Ethernet, entrée, graphiques non accélérés, stockage nvme et ahci

Si vous voulez tester par vous-même, vous pouvez télécharger l’image de Redox OS 0.6.0.

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